Pour une Suisse ouverte, libérale et humaine



 

 

 

 

 

Pour une Suisse ouverte, libérale et humaine

 

 

L’affaiblissement de nos jours de la voix libérale doit à nouveau être comblé par la société civile et les politiques à vocation libérale, car c’est cette voie qui a fait le succès et la prospérité de notre pays et de notre patrie, dont nous fêtons fièrement son anniversaire en ce jour du 1er août 2014.

Je plaide pour une économie ouverte et libérale, mais respectueuse des minorités et des plus faibles, respectant les règles du jeu démocratique, juridique, fiscal ou économique. Il nous faut cette nouvelle alliance des forces libérales, une force d’équilibre dans un monde déséquilibré, qui veille au grain pour éviter des dérapages et pour recentrer le débat afin de trouver des solutions consensuelles et pragmatiques pour le bien de nous tous en Suisse.

 

Soyons fidèles aux traditions libérales qui valorisent l’entrepreneuriat et l’initiative privés, respectant le droit à la propriété, le droit de succession, la libre concurrence et le modèle d’économie de marché qui doit obéir à certaines règles de base permettant à tout un chacun de disposer des mêmes conditions dans son domaine et d’une égalité de chances et de traitements. Le bien-être futur de notre pays et de notre patrie en dépend.

 

La pensée libérale permet également d’être aux côtés des familles aussi bien modernes que traditionnelles, des enfants, des jeunes et des moins jeunes. Elle stipule bien que chacun doit pouvoir s’épanouir à sa façon et que chaque être humain possède des droits fondamentaux inviolables. Elle est sociale par humanisme.

 

Un Etat libéral se caractérise aussi par un Etat fort qui, par ailleurs, est ouvert au monde qui nous entoure et dont nous faisons partie, même si on ne le veut pas. Mais le libéralisme traditionnel et humaniste (c’est-à-dire à visage humaine) est aussi imprégné d’un conservatisme pondéré et non contraignant.

 

C’est notre Suisse, notre Etat de droit libéral, régis par ses lois librement discutées et acceptées par nous, les citoyens, qui se caractérise par le respect des minorités, de la pluralité d’opinion – politiques et religieuses de l’individu, de sa sphère privée et du pluralisme de la liberté d’expression. L’Etat n’est alors investi qu’en tant que garant de ces libertés, associé au contrepouvoir juridique et parlementaire ainsi qu’à des gardiens politiques sous la forme de plusieurs partis qui incarnent ses valeurs et qui sont prêts à les défendre et à s’investir le cas échéant.

 

Ainsi chacun doit renoncer à sa liberté naturelle pour gagner la liberté civile à travers la souveraineté populaire. C’est le principe fondamental du Contrat social. L’indivisibilité entre cette souveraineté et l’intérêt général, le contraire de l’intérêt particulier, contribua dès le XVIIIe siècle au Contrat social et humaniste, en opposition par définition «à l’état sauvage de la nature où règne le droit du plus fort». Ainsi fut légitimée l’opposition à toute forme de dictatures, aussi bien royaliste, républicaine, ecclésiastique, monétaire ou, plus tardivement, les dictatures autoproclamées du peuple.

 

Il ressort de toutes ces considérations un positionnement clairement libéral pour notre pays, la Suisse, libre et indépendante.

 

Bon 1er août, bonne Fête nationale.
MHR 1/8/2014

NON à une caisse maladie unique, étatisée



Votation sur l’initiative socialiste de vouloir instaurer une caisse maladie étatisée

La votation du 28 septembre 2014 concerne entre autres l’initiative «  Pour une caisse maladie publique », autrement dit, une caisse maladie unique et étatisée.

C’est un choix de société, soit socialiste, soit libérale à visage humaine, qui vous êtes posé. Une caisse maladie publique et unique sera une sorte de Sécu française à la sauce helvétique, un managed care étatique, dirigé par l’Etat, après le rejet du Managed care en 2012. L’acceptation de la caisse unique mettra définitivement les patients, la liberté thérapeutique et les prestataires de soins sous tutelle étatique et centralisée, sans pour autant des économies substantielles pourront être réalisées.

Par ailleurs, la Jeunesse socialiste admet sous la devise »démocratisation au profit du peuple » de vouloir étatiser des larges branches économiques.
Un « déjà vu » dans les anciens pays de l’Est ! Inutile de vous rappeler que ce système avait largement fait faillite et conduisit à la chute du mur de Berlin et du rideau de fer.

Toute institution étatique, en particulier dans le domaine de la santé, comme à l’AI, l’AMF, la SUVA et les CMS, entraine inévitablement une bureaucratie supplémentaire et plus cher. Une caisse maladie publique, étatisée, ne dérogera certainement pas à cette constante.

Finalement, le manque de concurrence étouffera toute innovation médicale précoce, à moins que vous ayez pu conclure une assurance complémentaire. Voilà, la porte grande ouverte à une médecine à deux vitesses. Est-ce ça que vous voulez ?

En conclusion,
le patient-citoyen ne gagnera rien à ce changement, les prestataires de soins non plus, mais les contribuables perdront 2 milliards de francs en finançant un tremblement de terre à issu incertain pour le système de santé suisse, sans pour autant en obtenir un bénéfice ou un gain substantiel en efficacité, en durabilité et en économicité. Cet argent (2 milliards) pourra sûrement être mieux affecté sur le plan social. Finalement, une caisse maladie unique n’entravera pas la hausse des primes, bien au contraire, ou elle sera largement déficitaire si vous regardez les énormes déficits accumulés par les systèmes de santé étatisés dans d’autres pays comme la France (115 milliards), le Royaume-Uni (30 milliards) et l’Italie (46 milliards).

Pour toutes ces raisons, il faut voter NON à ce leurre socialiste d’une caisse maladie publique sous la forme d’une caisse maladie étatisée, unique, une sorte de Sécu française à la sauce helvétique. MHR / 22.6.14-10.7.14-22.7.14