Mon blog du 1er août


Mes pensées patriotiques à l’occasion de notre Fête nationale du 1er août 2013

 

« La liberté individuelle s’arrête là où celle de l’autre commence ». Ce commun sens pose aujourd’hui de plus en plus de problèmes d’application à tous les niveaux, en famille, au voisinage, en politique, entre les états et les cantons. Or, cette limite doit constamment être cherchée et explorée dans le respect et la tolérance des différences et des diversités de l’autre.

La famille est toujours et encore la base et le noyau dur de toute société et de toute organisation étatique. Or, la définition de la famille, sa composition et ses façons de vivre ensemble, le partage des tâches ménagères, éducatives et sociales ont considérablement changé ces dernières décennies. Le droit à l’individualité, le droit à être soi-même et le droit à la diversité font aujourd’hui partie des acquis communs, déjà pour l’enfant et à plus forte raisons aussi pour les adultes qui composent la famille. C’est bien mais avec une seule limitation: l’exacerbation égoïste de l’individualisme qui s’en suit parfois nuit à cet ensemble : la famille – le pays. Par ailleurs c’est un sujet de discussion dans les écritures depuis toujours, même chez notre héros national, Guillaume Tell, mis en scène par Friedrich von Schiller, grand représentant, écrivain, poète et penseur de la classique allemande et précurseur du libéralisme allemand.

Tell : « Ein jeder zählt nur sicher auf sich selbst » und  » Der Starke ist am mächtigsten allein » (1.Aufzug, 3.Auftritt).

Or il se trouve que l’individualisme affiché et mise en avant par Guillaume Tell est sérieusement remis en question par Stauffacher qui le rappelle à l’entraide et à la solidarité mutuelle au bénéfice de l’ensemble, de la famille et du pays.

Stauffacher : » Verbunden werden auch die Schwachen mächtig » … et Tell y accède et cède par ses paroles « Bedürft ihr meiner zu bestimmter Tat, dann ruft den Tell, es soll an mir nicht fehlen ».

Ainsi la solidarité mutuelle est une des vertus sur lesquelles les membres de la famille doivent pouvoir compter. Les autres sont le respect, la tolérance et l’acceptation de l’autre dans toute sa différence et sa diversité. Le bon fonctionnement, la prospérité, la joie et le bonheur de la famille ainsi que l’épanouissement personnel en seront les conséquences non-négligeables en ces temps difficiles. Les adversités qui adviendront seront mieux gérés par un tel ensemble, peu importe si c’est la famille, la Commune, le Canton, notre Pays la Suisse composés de ses différences sociales, ethniques, linguistiques, historiques, religieuses etc.

..dixit Freiherr und Junker von Rudenz zum Bürger und Bauer Arnold von Melchtal : « Ihr sollt meine Brust, ich will die Eure schützen, so sind wir einer durch den andern stark » (4.Aufzug, 2.Auftritt).

Le bon fonctionnement de la res publica / de la « chose publique », en dépend. Nos pères l’ont bien compris en le rédigeant à travers leurs différentes pactes et lettres qui jalonnent l’histoire de notre pays. Aujourd’hui c’est dans la Constitution suisse qu’est réglée « le savoir vivre », la solidarité, le respect et la tolérance mutuelle de nos différences car tout un chacun ou chacune appartient à une ou plusieurs minorités et doit alors en composer avec les autres si on veut atteindre ensemble le but commun qu’est, je crois, le bonheur, la paix, la sécurité et l’épanouissement.

Stauffacher : « Denn Raub begeht am allgemeinen Gut, wer selbst sich hilft in seiner eignen Sache » (2. Aufzug, 2. Auftritt)

Le sens de la responsabilité commune est donc le fondement de toute société libérale, démocratique, ouverte et tolérante envers les minorités tout en soutenant les plus faibles et en aidant celles et ceux qui ne peuvent plus s’aider soi-même. Tout ceci dans un esprit résolument optimiste et tourné vers l’avenir.

Gertrud Stauffacher à son mari : « Sieh vorwärts, Werner, und nicht hinter dich ! » 1.Aufzug, 2.Auftritt

C’est cet état d’esprit que j’appelle de mes vœux et que je désigne comme l’humanisme libéral et qui n’a rien à voir avec les philosophies égalitaires qui ne demandent qu’un nivellement – forcément vers le bas. Car « niveler » veut dire «mettre à niveau, à genoux, aplatir, égaler ». Or le concept de « L’Egalité », issu de la Révolution française et préparé par les penseurs et philosophes du Siècle de la Lumière, est bien différent. Il fait appel à l’égalité des citoyens aussi sur le plan décisionnel, à l’égalité des chances, à l’égalité devant la loi et devant l’information. Le pouvoir revient aux mains des citoyens/citoyennes se trouvant au centre de la res publica, de la société. Et seule une société forte et ouverte est capable de prospérer et d’entrainer avec elle dans un élan de solidarité les plus faibles et toute celles et ceux qui aspirent à juste titre de « sortir de leur Condition humaine ».

« S’il est impossible de trouver en chaque homme une essence universelle qui serait la nature humaine, il existe pourtant une universalité humaine de condition. Ce n’est pas par hasard que les penseurs d’aujourd’hui parlent plus volontiers de la condition de l’homme que de sa nature. Par condition ils entendent avec plus ou moins de clarté l’ensemble des limites a priori qui esquissent sa situation fondamentale dans l’univers. Les situations historiques varient : l’homme peut naître esclave dans une société païenne ou seigneur féodal ou prolétaire. Ce qui ne varie pas, c’est la nécessité pour lui d’être dans le monde, d’y être au travail, d’y être au milieu d’autres et d’y être mortel. […] Et bien que les projets puissent être divers, au moins aucun ne reste-t-il tout à fait étranger parce qu’ils se présentent tous comme un essai pour franchir ces limites ou pour les reculer ou pour les nier ou pour s’en accommoder »

J.-P. SARTRE, L’Existentialisme est un humanisme (Éditeur Éditions Nagel, Collection Pensées, 1946)

L’homme et le citoyen sont alors au centre de leur destin personnel et politique ; le citoyen est le « Bürger » ou le « Bourgeois » en terres alémaniques, « citoyen » en terres francophones et plus particulièrement française. Mon Etat auquel j’aspire avec vous est libéral et humaniste avec une solidarité confédérale : C’est notre pays, la Suisse, et qui, par ses atouts, peut aussi contribuer à sa manière à la construction de l’édifice européen, plus respectueux des différences historiques et culturelles des Pays du Vieux continent qui le composent, pour devenir moins centraliste, technocrate et jacobin afin que chaque pays d’Europe puisse y trouver sa place à sa façon, à son bonheur et selon son chemin.

« Jeder soll nach seiner Façon glücklich werden » Friedrich II., der Grosse, König von Preussen 1740-1786.

Nos rapports avec l’UE et nos voisins s’y trouveraient alors grandement améliorés.

Donc, le Pacte de 1291 a encore aujourd’hui – et plus que jamais – sa raison d’être et doit être sans cesse spirituellement et politiquement renouvelé. C’est l’occasion aujourd’hui, le premier août, jour de notre Fête nationale.

Stauffacher : «  .. dass sich der neue Bund im Alten stärke » (2.Aufzug, Auftritt).

Par ses citations de Schiller du « Guillaume Tell », pièce de théâtre publiée et jouée à Weimar en 1804, je clôture mes pensées patriotiques en souhaitant à toutes et à tous, en Suisse, à l’étranger et à celles et ceux qui se sentent concernées de près ou de loin par la Fête et le symbole du 1er août une belle et harmonieuse Fête nationale.

 

Michael Heinz Rohrer, membre du Comité de la section Riviera-Pays d’Enhaut du Parti bourgeois démocratique vaudois PBD/BDP.

Communiqué de presse/Convention fiscale franco-suisse

Communiqué de presse/Convention fiscale franco-suisse


                                                                        

 

 

                        Section Riviera/Pays d’Enhaut

 

 

 

Communiqué de presse du 13 juillet 2013

 

Convention entre la Suisse et la France sur les successions : non au diktat français !

Ce n’est un secret pour personne, la France a un besoin urgent de renflouer ses caisses et la Suisse est une fois de plus dans le collimateur.

La section Riviera/Pays-d’Enhaut du PBD dénonce énergiquement la capitulation fiscale signée jeudi 11 juillet 2013 entre la ministre des finances Eveline Widmer-Schlumpf et le ministre français de l’économie Pierre Moscovici.

La convention ne sera cependant effective qu’après ratification des parlements suisse et français, raison pour laquelle le PBD Riviera/Pays-d’Enhaut invite le parlement suisse à rejeter cet accord.

20ème pays industrialisé de la planète, la Suisse a de quoi défendre sa position et ne doit pas céder aux pressions incessantes de Washington, Bruxelles ou Paris.

 

Le comité du PBD Riviera/Pays-d’Enhaut

M. Romain Belotti, Président

M. Ludovic Gonin, Vice-Président

M. Michael Rohrer, membre du comité

Mme Evelyne Chevallaz Belotti, membre du comité

M. Pierre Pernet, membre du comité

 

 

 

Pour toute information, vous pouvez contacter :

M. Romain Belotti, natel 079 691 31 83 /e-mail : romain.belotti@pbd-vd.ch